Dans son rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis hier à Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Bockel insiste sur le soutien à apporter aux parents. Mais il se laisse aussi aller à des propositions inadaptées, voire dangereuses, comme le repérage des troubles du comportement dès l'âge de 2 ou 3 ans pour éviter de futurs comportements délinquants.
Le PCD refuse l’amalgame entre difficultés psychologiques chez certains jeunes enfants et risque d’évolution vers la délinquance, et dénonce la confusion entre prévention et prédiction.
« Des mesures préventives précoces et inadaptées peuvent influer de manière forte sur la personnalité et le comportement de l’enfant, estime Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate. Une médecine préventive ne doit pas être confondue avec une médecine prédictive qui emprisonnerait les enfants en difficulté dans un destin qui, pour la plupart d’entre eux, n’aurait pas été le leur si on ne les avait pas dépistés. »
Le PCD appelle donc le gouvernement à refuser la mise en pratiques de dépistages sur les enfants et à s’opposer collectivement à toute nouvelle tentative de criminaliser de façon prédictive le destin des enfants de trois ans.
Le PCD insiste en particulier sur le rôle primordial de la famille dans l’éducation des enfants, surtout en bas âge, et appelle à une vraie politique ambitieuse dans ce domaine.
Les propositions du rapport de M. Bockel concernant la mise sous condition des allocations familiales et le renforcement du statut des beaux-parents vont à l’encontre de cette exigence. Ce lien fondamental entre la famille et l’éducation de l’enfant est d’ailleurs mis en évidence par ce rapport, qui souligne que « dans certains quartiers où explose la délinquance juvénile, plus d'un foyer sur deux est une famille monoparentale ».

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