Chers amis,
Nous vous recommandons la lecture de ce sondage IFOP/Alliance pour les Droits de la Vie paru dans La Croix d’aujourd’hui. Pour la première fois depuis bien des années, ses résultats ouvrent une brèche dans le conformisme de l’avortement conçu comme un « droit acquis » fermant la porte à toute discussion.
De cette contradiction, que conclure ? Qu’il y a place pour une politique de vrai soutien aux femmes en difficulté et de protection de l’enfant, telle que la promeut le PCD. Mais aussi, que derrière l’affirmation quasi automatique de l’attachement aux « droits acquis », la vérité humaine est parfois tout autre.
Direction des Etudes du PCD
![]()
03/03/2010 18:30
Pour les Françaises, il y a trop d'avortements
Selon un sondage Ifop-Alliance des droits pour la vie que «La Croix» publie en exclusivité, une écrasante majorité des femmes se disent attachées à l’IVG, mais la plupart considèrent que cette pratique est loin d’être anodine.
« Maturité et lucidité. » C’est avec ces mots que Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l’Ifop, interprète l’étude qu’il a menée à l’initiative de l’Alliance pour les droits de la vie (ADV), du 19 au 23 février, auprès d’un échantillon représentatif de 1006 femmes majeures. Selon cette enquête, 85 % des Françaises sont favorables à l’interruption volontaire de grossesse, une pratique qui, estime le sondeur, « est entrée dans les mœurs ».
Cliquez sur l'image pour voir en plus grand
Aider les femmes confrontées au choix de l'IVG
Pourquoi alors de si nombreuses femmes, confrontées à une grossesse inattendue ou non désirée, décident-elles finalement de l’interrompre ? Pour des raisons liées à leur « situation matérielle », croit savoir près de la moitié (47%) des personnes interrogées. La proportion des sondées qui développent cette analyse grimpe même à 58% chez les 18-24 ans, souvent les moins « installées » matériellement. Cette explication arrive en tout cas loin devant « l’avis du compagnon » (13%), des professionnels médico-sociaux (12%) ou de l’entourage (8%).
Sensibiliser à la possibilité d’adoption à la naissance
Préserver l'accouchement sous X
Comment en effet demander à une femme de continuer à porter l’enfant dont elle ne veut pas pour, in fine, le confier à quelqu’un d’autre à la naissance ? Le sondage montre du reste qu’une telle solution paraît plus séduisante aux yeux des jeunes femmes qu’à ceux de leurs aînées, qui, elles, ont plus souvent éprouvé la maternité.
« L’adoption fait partie des différentes solutions que nous présentons aux femmes qui viennent solliciter notre écoute, en particulier à celles qui n’ont pas les moyens d’aller avorter à l’étranger quand, pour des raisons qui tiennent souvent à de longues attentes dans les centres d’IVG français, le délai légal est dépassé », explique Marie-Pierre Martinet, secrétaire général du Planning familial.
Mais encore faudrait-il que « l’accouchement sous X soit préservé », dit-elle, alors que le gouvernement réfléchit à un « accouchement protégé » pour tenter de répondre aux demandes des enfants nés de la sorte.
« Trop souvent, parce qu’elles sont plongées dans une culture de la maîtrise de la fécondité, les femmes culpabilisent à l’idée de laisser naître un enfant qui n’a pas été programmé et qui n’arrive pas dans des conditions optimales », considère de son côté Tugdual Derville, de l’ADV, persuadé que « l’imprévu est le sel de la vie ».
par Denis Peiron
![]()
Lire l'article complet sur le site de La Croix